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Valentin Vassilievitch Silvestrov

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur ukrainien (Kiev 1937).

Il fait ses études à l'école de musique puis au conservatoire de sa ville natale, sous la direction de Boris Lyatochinski, notamment. Esprit ouvert aux courants esthétiques et aux techniques musicales occidentales, Silvestrov s'attire vite la suspicion des autorités communistes, qui lui ferment les portes des circuits officiels après la création de son Quintette avec piano (1961). Mais sa Symphonie no 3 gagne, en 1967, un prix de la Fondation Koussevitzky, aux États-Unis, tandis qu'Hymnes sera couronnée par la Fondation Gaudeamus, aux Pays-Bas (1970). L'esthétique de Silvestrov se caractérise par la volonté de faire cohabiter plusieurs styles musicaux à la fois ­ dodécaphonisme, modalité ­ avec des réminiscences de musique tonale (Kitsch-Musik pour piano, 1977). La Symphonie no 2 (1965) ou la Sérénade pour orchestre à cordes (1978) montrent une volonté de mettre en place un système recherché, esthétisant en quelque sorte, raffiné, fait de dérapages étudiés, d'inconséquences voulues. Silvestrov a composé par ailleurs six symphonies, ainsi que Misteria pour flûte, alto et percussion (1964), Meditatsia pour orchestre de chambre (1972), un Quatuor à cordes (1974), Widmung-Concerto pour violon et orchestre (1990-91), le poème symphonique Metamusik (1992).