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Kazimierz Serocki

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur polonais (Torun 1922 – Varsovie 1981).

Après des études au conservatoire de Ðód'z et à l'École supérieure de musique de Varsovie avec K. Sikorski, il travailla à Paris, en 1947-48, la composition avec Nadia Boulanger et le piano avec Lazare Lévy. Il se tourna tout d'abord vers le folklorisme et le néoclassicisme, écrivant dans ce style plusieurs œuvres qu'il devait plus ou moins renier par la suite : Triptyque pour orchestre de chambre (1948), Symphonie no 1 (1952), Symphonie no 2 pour soprano, baryton, chœurs et orchestre (1953), Concerto pour trombone (1953). En 1956, il participa à la création de l'Automne de Varsovie, et, peu après, fut un des premiers en Pologne à adopter le sérialisme. De son évolution à cette époque témoignent Musica concertante, pour orchestre (1958) ; Épisodes, pour 50 cordes et 6 percussions (1959) ; et, surtout, Segmenti, pour 12 instruments à vent, 5 instruments à cordes et 4 percussions (1961). Suivirent A piacere, pour piano (1962-63), inspiré du Klavierstück XI de Stockhausen, Fresques symphoniques, pour grand orchestre (1964), Continuum, pour 6 percussionnistes (1966), Forte e piano, pour 2 pianos et orchestre (1967). Parallèlement naquirent plusieurs œuvres vocales, dont Niobe, pour récitant, récitante, chœurs et orchestre (1966) et Poèmes, pour soprano et orchestre de chambre (1968-69). Au cours de sa dernière décennie, Serocki, qui n'aborda jamais l'opéra, n'écrivit que de la musique instrumentale, mettant toujours davantage l'accent sur le paramètre « timbre ». Citons notamment Dramatic Story, pour grand orchestre (1971), Fantasia elegiaca, pour orgue et orchestre (1971-72), et Pianophonie, pour piano, orchestre et live-electronic (1976-1978).