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Claudinde Sermisy

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur français ( ? v. 1495 – Paris 1562).

On ne dispose d'aucune information sur sa jeunesse. On sait qu'il était, en 1508, enfant de chœur à la Sainte-Chapelle et, peu après (av. 1515), chantre à la chapelle royale. Nommé chanoine de Notre-Dame-de-la-Rotonde à Rouen, il échange cette position en 1524 contre une position similaire à Cambron près d'Abbeville. En 1532, il est déjà sous-maître de la chapelle royale et cumule, dès l'année suivante, ce poste avec celui de chanoine de la Sainte-Chapelle. Il conservera ces deux positions vraisemblablement jusqu'à sa mort, bien qu'on lui ait octroyé en 1554 la prébende de Sainte-Catherine de Troyes. Il jouissait d'une très grande réputation et ses contemporains le considéraient comme l'un des grands maîtres de leur époque, à l'égal de Josquin. Il a écrit autant de musique sacrée que profane, de qualité égale, ce qui est remarquable pour un musicien de sa génération. Il semble s'être consacré plus particulièrement à la musique sacrée à la fin de sa vie, la plupart de ses chansons ayant été écrites avant 1536. Il est, dans ce domaine, l'auteur de 12 messes environ (en général à quatre voix), dont une Messe de requiem, d'une soixantaine de motets (de 3 à 6 voix, mais surtout à 4 voix), d'une Passion selon saint Matthieu et de pièces diverses (Magnificat, fragments de messes, etc.). Ses messes sont en majorité des messes parodies. Il s'inspire souvent de ses propres œuvres, motets (Missa « Domini est terra », Missa « Tota pulchra est », etc.) ou chansons, bien qu'il utilise également des œuvres d'autres compositeurs (Missa « Voulant honneur », sur une chanson de Sandrin, par ex.). Sa Passion est une des plus anciennes passions polyphoniques qui nous aient été conservées. Le style polyphonique de ses messes et motets est bien sûr hérité de l'école franco-flamande et en particulier de Josquin (groupement des voix 2 par 2, imitations, etc.), mais il l'allège en faisant intervenir des passages plus homophoniques et en simplifiant ses mélodies, ce qui favorise la clarté du texte et trahit l'influence du style de la chanson sur sa musique sacrée. Ses chansons, en général assez courtes et à 4 voix, ont eu une vogue immédiate. Écrites sur des poèmes de François Ier, Bonaventure des Périers et, surtout, Clément Marot, elles se caractérisent par des phrases aux mélodies bien dessinées et au rythme très varié et ont souvent en commun un début homophonique, une écriture plutôt syllabique et un usage très discret du figuralisme.