En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Rudolf Serkin

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Pianiste américain, d'origine autrichienne (Eger, Bohême, 1903 – New York 1991).

Il fait ses études à Vienne auprès de Richard Robert (piano), de Joseph Marx et de Schönberg (composition), et débute à douze ans, accompagné par l'Orchestre symphonique de Vienne et Oskar Nedbal. La rencontre en 1920 à Berlin du violoniste Adolf Busch est déterminante pour le jeune virtuose, qui découvre en même temps Bach (avec l'orchestre de chambre Busch), la musique de chambre (en duo ou en trio avec Adolf et Hermann Busch) et, surtout, une éthique musicale héritée d'Adolf Busch, qui devient bientôt son beau-père. En dehors des nombreuses tournées qu'ils font ensemble, Serkin vit et travaille à Darmstadt (1922), puis à Bâle, où il enseigne, avant d'émigrer en 1933 en Suisse avec son maître. Il fait d'éclatants débuts américains en 1936 avec l'Orchestre philharmonique de New York, dirigé par Toscanini, et s'y installe trois ans plus tard, la guerre venue. Il est chargé de l'enseignement du piano au Curtis Institute de Philadelphie, qu'il dirigera (1968-1976), et préside aux destinées du festival de musique de Marlboro. Il a donné des cours aux collèges Williams et Oberlin et à l'université de Rochester. Ascète du piano, Serkin a peu à peu dépouillé son jeu des habits de la séduction pour mieux faire entendre le chant profond des œuvres, ciselé par un toucher lumineux et une articulation péremptoire.