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Salvatore Sciarrino

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur italien (Palerme 1947).

Autodidacte, il commence à écrire vers l'âge de douze ans. Après avoir vécu à Rome et à Milan (où il enseigne de manière intermittente au Conservatoire) et dirigé le Teatro Communale de Bologne, il se retire à Città di Castello. Sciarrino cultive un son recherché, parfois hédoniste. Attiré par le théâtre, il le pratique avec des mots, des personnages (Amore e Psyche, opéra en trois actes, 1973 ; Perseo e Andromeda, opéra pour voix, bande magnétique et « live electronic », d'après Jules Laforgue, 1990) ou sans personnages (Vanitas, « nature morte en un acte », pour voix, violoncelle et piano, 1981 ; Lohengrin, « action invisible » pour soliste, instruments et voix amplifiées, 1982-1984) et même sans texte (Caprici pour violon, 1976 ; La Malinconia pour violon et alto, 1981), dans un style allusif et nostalgique où les références à la musique du passé sont fréquentes. Sciarrino écrit souvent pour cordes (Sei quartetti brevi, 1967-1992), et en traite le timbre avec imagination. L'image y est souvent fragile, instable, volontairement fatiguée. On lui doit aussi De la nuit pour piano (1971), Variazioni pour violoncelle et orchestre (1974), Kindertotenlied pour soprano, ténor en écho et petit orchestre, sur un texte de Rückert (1978), Un'immagine di Arpocrate pour piano et orchestre avec chœur, sur des fragments de Goethe et de Wittgenstein (1974-1979), Autoritratto della notte pour orchestre (1982), Variazione su uno spazio ricurvo pour piano (1990). Il est lauréat de plusieurs prix de composition (S.I.M.C. 1971 et 1974, etc.).