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Wilhelmine Schroeder-Devrient

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Soprano allemande (Hambourg 1804 – Cobourg 1860).

Elle étudia le chant avec son père, le baryton Friedrich Schroeder, et la comédie avec sa mère, la tragédienne Antoinette Sophie Bürger. Elle débuta, en 1821, dans le rôle de Pamina de la Flûte enchantée, où on lui reprocha ses inégalités vocales, mais triompha l'année suivante dans Agathe du Freischütz, sous la direction de Weber, puis dans Léonore de Fidelio. Elle chanta de 1823 à 1847 à Dresde, où on la célébra comme une « tragédienne cantatrice », emploi nouveau dans l'histoire de l'opéra. Dans le même temps, elle fit une carrière internationale, paraissant à Paris et à Londres, où elle faisait sensation dans Léonore, Donna Anna de Don Giovanni et Euryanthe. Elle fut également remarquée pour ses interprétations de Rossini et de Bellini Otello et I Capuletti, où son génie dramatique parvenait à compenser certaines faiblesses techniques. Wagner l'admirait particulièrement et écrivit pour elle le rôle travesti d'Adriano dans Rienzi, celui de Senta dans le Vaisseau fantôme et celui de Vénus dans Tannhäuser. Elle créa les trois, bien que, en 1845, lorsque fut donné le dernier de ces ouvrages, ses moyens vocaux aient été en baisse certaine. Sa voix, d'une étendue exceptionnelle, était plus émouvante que belle. On l'avait surnommée « la Reine des larmes ». En 1823, elle avait épousé l'acteur Devrient, dont elle divorça en 1828.