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Arnold Schering

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Musicologue allemand (Breslau 1877 – Berlin 1941).

Violoniste de formation, il étudie plus particulièrement la musicologie à partir de 1898 aux universités de Berlin, Munich, puis Leipzig (avec Kretschmar), où il soutient en 1902 sa thèse de doctorat (Geschichte des Instrumental-[Violin]Konzerts bis A. Vivaldi). Après sa seconde thèse sur les débuts de l'oratorio soutenue à Leipzig en 1907, il enseigne l'histoire de la musique au conservatoire de Leipzig à partir de 1909. Il succède à H. Abert à l'université de Halle en 1920, et, de 1928 à sa mort, est professeur de musicologie à l'université de Berlin. Il se préoccupe particulièrement de l'interprétation de la musique ancienne et bouleverse certaines notions établies, comme celle de l'exécution a cappella de la musique sacrée.

Il développe ces problèmes dans Die niederländische Orgelmesse in Zeitalter der Josquin (1912), Studien zur Musikgeschichte der Frührenaissance (1914) et surtout Aufführungspraxis alter Musik (1931).

Il édite parallèlement plusieurs œuvres des maîtres allemands de la Renaissance et accorde une attention toute particulière à J.-S. Bach, surtout à sa période de Leipzig (J. S. Bachs leipziger Kirchenmusik, 1936 ; J. S. Bach und das Musikleben in Leipzigs im 18. Jh, 1941…), et à Beethoven (Beethoven und der deutsche Idealismus, 1921 ; Beethoven in neuer Deutung, 1934 ; Beethoven und die Dichtung, 1936 ; Zur Erkenntnis Beethovens, 1938 ; Humor, Heldentum, Tragik bei Beethoven, 1955). Il est, en outre, l'auteur d'une histoire de la musique célèbre et souvent rééditée : Geschichte der Musik in Beispielen (1931).