En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Heinrich Schenker

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Théoricien autrichien d'origine polonaise (Wisniowczki, Galicie, 1867 – Vienne 1935).

Élève de Bruckner et ami de Brahms, qui l'encouragea comme compositeur, il se consacra à Vienne à l'enseignement en privé de la théorie et du piano, et à l'édition critique d'œuvres classiques (J.-S. et C. P. E. Bach, Haendel, dernières sonates de Beethoven) fondée sur les sources les plus sûres, en particulier les autographes. Il compta parmi ses élèves Wilhelm Furtwängler et A. Van Hoboken, et c'est à son instigation que fut créé en 1927 à la Bibliothèque nationale de Vienne un département d'autographes et de manuscrits musicaux (Wiener Photogramm-Archiv für musikalische Meisterhandschriften) confié à O. E. Deutsch.

Ses analyses musicales, effectuées selon des méthodes que lui-même estimait ne pouvoir s'appliquer qu'aux chefs-d'œuvre de la musique tonale de Bach à Brahms, et fondées notamment sur une conception originale de l'harmonie et du contrepoint, s'efforçaient de saisir l'œuvre à tous les niveaux, et ont contribué de façon décisive au renouveau de cette discipline (cf. notamment celles de la symphonie en sol mineur K.550 de Mozart, ou de l'Héroïque de Beethoven).