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Johann Hermann Schein

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur, maître de chapelle et poète allemand (Grünhain 1586 – Leipzig 1630).

Il fit ses études à Dresde, à Pforta et à l'université de Leipzig. En 1609, un recueil de musique vocale et instrumentale qu'il fait paraître à Wittenberg sous le titre de Venus Kräntzlein révèle ses dons musicaux et décide de son orientation. Il sera successivement précepteur et directeur de la musique domestique au château de Weissenfels (1615-16), puis, de 1616 à sa mort en 1630, cantor de Saint-Thomas et director musices à Leipzig ­ les fonctions exactes qui seront celles de J. S. Bach un siècle plus tard. Dans ses œuvres religieuses ou profanes, Schein se montre toujours résolument novateur, et, à ce titre, il influencera profondément ses contemporains et successeurs.

Le caractère dominant de son style est d'emprunter à la musique italienne de nombreux traits d'écriture ­ harmonies, disposition du concert de solistes. Il trouve dans le madrigal l'écho de ses propres préoccupations : la primauté donnée au verbe et à l'expression contenue dans les mots, ce qui le mènera à abandonner parfois le support musical liturgique (thème de choral) de certaines de ses œuvres. En cela, il poursuit le chemin ouvert par Praetorius et se montre le principal représentant allemand du premier âge baroque.

Outre de nombreuses œuvres publiées dans des recueils collectifs, Schein a fait éditer douze volumes de ses propres compositions. En musique religieuse, Cymbalum Sionum (Leipzig, 1615), Opella nova (2 recueils, Leipzig, 1618 et 1626), Israels Brünnlein (« la Fontaine d'Israël », madrigaux spirituels à 5 voix et basse continue, Leipzig, 1623) et Cantional (Leipzig, 1627). En musique profane, Venus Kräntzlein (pièces instrumentales et vocales, Wittenberg, 1609), Banchetto musicale (pièces instrumentales, Leipzig, 1617), Musica boscarecchia (vilanelles concertantes à 3 voix et basse continue, 3 recueils, Leipzig, 1621, 1626 et 1628), Diletti pastorali (madrigaux allemands à 5 voix et basse continue, Leipzig, 1624) et Studenten Schmauss (Leipzig, 1626).