En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Jan Rychlík

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur tchèque (Prague 1916 – id. 1964).

Esprit brillant parlant sept langues, pianiste de jazz, il entra en 1940 au conservatoire de Prague dans la classe de J. Řídký. Passionné de « musique vivante », il fut le promoteur à Prague des arts nouveaux venant d'Occident : jazz, « free jazz », musiques traditionnelles d'Afrique et d'Asie, école viennoise de Webern, et s'imposa durant ces vingt années d'activité comme le véritable animateur et catalyseur de la création, s'intéressant notamment à la percussion et aux origines des musiques non écrites. Animateur infatigable, il se ruina la santé, laissant à sa mort soixante ouvrages, essentiellement pour petites formations de chambre, ainsi que la musique de cinquante-cinq films et huit pièces.

Pendant dix ans, il s'attacha aux problèmes de timbre, de rythmes, comme dans son Cycle africain pour neuf instruments (1961), puis s'essaya aux techniques postweberniennes, fréquemment aléatoires, comme dans ses Relazioni pour flûte alto, cor anglais et basson, sa dernière œuvre (1963). Son héritage spirituel, fondamental pour l'avenir de la musique tchèque, a ouvert la voile aux recherches de Z. Vostřák, O. Mácha, J. Klusák, L. Fišer, M. Ištvan ou M. Kopelent.