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Johan Helmich Roman

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur suédois (Stockholm 1694 – Haraldsmala 1758).

Surnommé Den svenska musikens fader (« le père de la musique suédoise »), d'origine finlandaise, enfant prodige, violoniste dans l'Orchestre royal, il étudie ensuite en Angleterre (1715-1721) où on le surnomme « The Swedish Virtuoso ». De 1721 à 1735, il est appelé à diriger l'Orchestre royal de Suède, après quoi il voyage en Angleterre, en France, en Italie et rejoint son pays en 1737, après s'être arrêté en Autriche et en Allemagne. À partir de 1740, le triomphe de l'opéra, la mort de sa deuxième femme et celle de sa protectrice la reine Ulrika Eleonore le contraignent à se retirer dans le sud du pays où il continue de composer jusqu'à sa mort.

Son œuvre (près de 400 numéros) comprend surtout de la musique instrumentale ; il s'y affirme très proche de Haendel qu'il avait rencontré à Londres, et il laisse des sinfonie, 3 concertos pour violon, des concertos pour hautbois, des sonates (13 en trio, 12 pour flûte, violon et clavecin, 12 pour clavecin), des pièces pour violon seul (Assaggi a violino solo, 1740) et une monumentale suite pour orchestre, Drottningholmsmusiken (1744) en 24 mouvements, écrite pour le mariage de Lovisa Ulrika et Adolf Fredrik de Hesse, roi de Suède. Dans le domaine vocal, peu attiré par l'opéra, Roman s'est surtout consacré à la musique religieuse.