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Philippe Quinault

Jean Berain, décor pour Armide
Jean Berain, décor pour Armide

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Poète et librettiste français (Paris 1635 – id. 1688).

Après avoir été le valet de Tristan L'Hermite et écrit sa première comédie, les Rivales, à l'âge de dix-huit ans, il entre en 1655 au service du duc de Guise. Introduit dans les salons des « précieuses », il compose d'élégantes strophes pour les airs de cour mis en musique par M. Lambert, M. Le Camus, B. de Bacilly, etc. Son association avec Lully, dont il devient le fidèle librettiste, commence en 1671 avec un divertissement de cour, Psyché, en collaboration avec Molière et Corneille. Entre 1673 (Cadmus et Hermione) et 1686 (Armide), excepté pendant trois années de disgrâce, Quinault fournit les livrets de douze tragédies lyriques pour l'Académie royale de musique et son surintendant Lully. Jamais ce dernier n'accepte un sujet de Quinault sans l'avoir montré d'abord au roi.

La manière du poète de mêler à des sujets fondamentalement héroïques les douceurs de la pastorale nécessite la musique pour trouver sa pleine expression. De plus, il sait choisir les mots qui se chantent bien. Ses successeurs s'en souviennent et la réputation de Quinault sera durable : le livret d'Armide, par exemple, sera mis en musique par Traetta (1767), Gluck (1777) et le compositeur tchèque Mysliveček (1779), sans parler de ceux qui ont servi de modèles à d'autres librettistes.