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Gabriel Pierné

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur et chef d'orchestre français (Metz 1863 – Ploujean, Finistère, 1937).

Dès l'âge de cinq ans, il étudie le solfège au conservatoire de Metz. En 1871, il entre au Conservatoire de Paris dans les classes de Lavignac (solfège), Marmontel (piano), Durand (harmonie), Franck (orgue) et Massenet (composition). Il obtient de nombreuses récompenses, en attendant le grand prix de Rome en 1882. Auparavant, il a écrit plusieurs œuvres, dont la Sérénade pour piano, devenue célèbre. À Rome, il termine son premier opéra-comique, le Chemin de l'amour, et une légende dramatique pour chœur et orchestre, les Elfes, dont un des numéros, « Je maudis ma puissance », entrera au répertoire de nombreuses chorales françaises. Il compose des mélodies, des chœurs, des pages instrumentales ou symphoniques (Fantaisie-ballet pour piano et orchestre, 1885), des scènes lyriques. En 1891, il écrit le Collier de saphir, pantomime de Catulle Mendès. Successeur de Franck aux orgues de Sainte-Clotilde (1890), il occupe ce poste jusqu'en 1898.

Musicien aux abondantes trouvailles mélodiques, orchestrateur raffiné, Gabriel Pierné se fait apprécier pour ses musiques de scène (la Samaritaine, 1897), ses ouvrages lyriques ou dramatiques (la Coupe enchantée, 1895, création à Paris en 1905 ; Vendée, 1897). En 1905, les concerts Colonne présentent sa Croisade des enfants, oratorio utilisant à merveille les voix enfantines. Les Enfants à Bethléem (1907) et Saint François d'Assise (1912) expriment également sa foi lumineuse transmise par César Franck. En 1908, il écrit la musique de scène pour la pièce de P. Loti, Ramuntcho, créée au théâtre de l'Odéon. En 1910, il devient chef d'orchestre des concerts Colonne, en remplacement d'Édouard Colonne, qu'il secondait depuis 1903.

Il met volontiers cette nouvelle activité au service de ses contemporains, et crée un grand nombre d'œuvres nouvelles, parmi lesquelles les siennes figurent rarement. Mais il ne cesse pas d'écrire : en témoignent le ballet Cydalise et le Chèvrepied (1923), la comédie lyrique Sophie Arnould (1927), l'opérette Fragonard (1934), Trois Pièces en trio (1936). Dans ses œuvres scéniques, Pierné reflète l'influence de son maître Massenet.

Parallèlement à ses activités de chef d'orchestre et de compositeur, Pierné s'est penché sur l'enseignement musical en France.