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Michel Paul Philippot

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur français (Verzy 1925 – ? 1996).

Ses études scientifiques ayant été interrompues en 1942 à la suite de son arrestation par la police de Vichy, il entreprit des études musicales au Conservatoire de Paris et avec R. Leibowitz. Sa double formation, musicale et scientifique, l'amena à exercer à l'O. R. T. F. les fonctions les plus variées, de celle d'ingénieur du son à celle de conseiller scientifique. Il y fut aussi responsable de l'ensemble des services musicaux. Professeur de composition au Conservatoire de Paris depuis 1970, chargé de cours à l'université de Paris-IV, il a également une intense activité d'enseignement. Il a créé en 1976 la faculté de musique de l'université d'État de São Paulo, au Brésil, et l'a dirigée jusqu'en 1979. De 1979 à 1981, il a enseigné à Rio de Janeiro, puis occupé, de 1983 à 1989, un poste de conseiller scientifique à l'I. N. A. à Paris. Il est l'auteur d'un certain nombre de travaux scientifiques sur la cybernétique, et d'études sur l'acoustique et l'esthétique.

Venu de l'école sérielle, il s'efforce, comme compositeur, en s'aidant de sa culture scientifique, d'en découvrir la suite logique. Il a écrit des œuvres pour orchestre, pour piano, pour divers ensembles de chambre, ainsi que de la musique électroacoustique. Citons Sonate pour piano no 1 (1947), Étude de musique concrète no 1 (1952), no 2 (1958) et no 3 (1962), Composition pour orchestre à cordes no 1 (1959), Composition pour double orchestre (1960), Sonate pour orgue (1971), Sonate pour piano no 2 (1973), Passacaille pour 12 instruments (1973), Pièce pour violon seul no 1 (1965), no 2 (1975) et no 3 (1976), La, toute la, rien que la, pour soprano, clarinette, percussions et bande magnétique (1976), Quatuor à cordes (1976), Pièce pour alto et piano (1978), quatuors à cordes no 2 (1982), no 3 (1985) et no 4 (1988), Contrapunctus X pour le bicentenaire de l'École polytechnique (1994). Il a écrit un livre sur Igor Stravinski (1965) et Diabolus in musica, analyse des Variations Diabelli de Beethoven (1978).