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Allan Pettersson

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur suédois (Västra Ryd 1911 – Stockholm 1980).

Compositeur solitaire et introverti, Pettersson est, peut-être, le dernier grand symphoniste du xxe siècle dans une filiation qui part de Mahler et passe par Vaughan Williams, Chostakovitch, Honegger et Martinů. Après une enfance difficile, il étudie le violon et l'alto, entre à l'Orchestre de Stockholm, puis étudie la composition avec K.-B. Blomdahl et, en 1950, va à Paris pour travailler avec R. Leibowitz et A. Honegger. En 1953, il quitte sa place de musicien d'orchestre pour se consacrer à la composition ; jusqu'à la fin de sa vie, ses souffrances physiques et morales vont prendre de plus en plus d'importance. Pettersson est, avant tout, un compositeur autobiographique qui a transposé la tragédie de sa vie en une musique souvent violente, parfois naïve, dans un style qui utilise, avec un grand souffle et un remarquable sens de l'équilibre formel, une forme de métamorphose des motifs de base. De ses 16 symphonies, écrites à partir de 1949, les 7e (1967) et 8e (1969) sont peut-être les plus remarquables, et ont beaucoup fait pour la connaissance et le succès de son œuvre hors de la Suède. À leurs côtés, il faut retenir les 7 Sonates pour 2 violons (1951), 3 concertos pour cordes, des mélodies, et Vox humana pour solistes, chœurs et orchestre (1973-74).