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Peters

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Firme allemande d'édition musicale.

Son origine remonte à 1800, quand F. A. Hoffmeister et A. Kühnel ouvrirent à Leipzig un « bureau de musique », qui publia notamment des œuvres de Bach, Haydn et Mozart, ainsi que dix opus inédits de Beethoven. Le libraire Carl Friedrich Peters racheta l'entreprise en 1814 et lui donna son nom, que ses nombreux successeurs ont conservé. Ce fut d'abord, en 1828, Carl Gottfelf Böhme. Julius Friedländer, qui le remplaça, lança en 1867 la fameuse collection de musique classique Édition Peters à laquelle contribuèrent Liszt, Wagner et Brahms.

La réputation de la maison C. F. Peters était déjà universelle quand Max Abraham en prit la direction en 1880. C'est lui qui fonda en 1894 la Musikbibliothek Peters, institut musicologique richement doté, qui, légué à la ville de Leipzig, publia jusqu'en 1941 une revue annuelle. À la mort d'Abraham en 1900, son neveu Henri Hinrichsen lui succéda. Il négocia l'acquisition des droits des œuvres les plus marquantes de Richard Strauss, Hugo Wolf et Max Reger, mais n'échappa pas à la persécution antisémite et dut se retirer ; il mourut d'ailleurs dans un camp de concentration ainsi que son fils Hans Joachim. En 1939, les éditions Peters étaient aux mains de Johannes Petschull, qui racheta la célèbre maison Litolff. Peu après, bombes et obus détruisirent en majeure partie les ateliers et magasins de Leipzig, et c'est un établissement très appauvri que le gouvernement de l'Allemagne de l'Est nationalisa en 1949. Dès l'année suivante, Petschull transféra le siège de la firme à Francfort, où elle retrouva sa prospérité. Cependant, les fils survivants d'Hinrichsen avaient émigré et créé deux filiales : la première à Londres sous le nom de Hinrichsen Edition Ltd, la seconde à New York, C. F. Peters Corporation.