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Ozawa Seiji

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Chef d'orchestre japonais (Hoten, Mandchoukouo, aujourd'hui Shenyang, Liaoning, 1935).

Il commence l'étude du piano à sept ans, qu'il parfait à l'école de musique Toho de Tokyo (1951). S'étant cassé les deux index en jouant au rugby, il abandonne le piano pour la composition et la direction d'orchestre, qu'il étudie avec Hideo Saito. Encouragé par ses premiers concerts avec l'Orchestre de la radio NHK et la Philharmonie du Japon, il se présente au Concours international de jeunes chefs d'orchestre de Besançon qu'il remporte (1959). Charles Münch lui facilite l'accès au Berkshire Music Center de Tanglewood, où il remporte la bourse commémorative Serge-Koussevitski, ce qui lui vaut de diriger l'Orchestre symphonique de Boston (1960). Nanti d'une bourse, il va travailler avec Karajan à Berlin, puis accompagne la Philharmonie de New York dans une tournée au Japon, dont il revient assistant de Bernstein (1961-62).

Invité à diriger régulièrement l'Orchestre de la radio NHK, il devient directeur musical du festival de Ravinia organisé par l'Orchestre symphonique de Chicago (1964-1968) et prend possession de son premier orchestre, le symphonique de Toronto (1968-1970). La même année, il fait ses débuts à Londres et à Paris (avec l'orchestre Lamoureux). Il succède à Josef Krips à la tête de l'Orchestre symphonique de San Francisco (1970-1975) et partage avec Gunther Schuller la responsabilité du festival de Tanglewood, y dirigeant lui-même l'Orchestre de Boston, qui l'engage comme directeur musical en 1973. Il est l'invité des festivals d'Édimbourg, de Prague, de Vienne et de Salzbourg (où il fait ses débuts lyriques en 1969 avec Cosi fan tutte) et du New Philharmonia Orchestra à Londres. Ozawa défend un vaste répertoire, allant des maîtres classiques à Xenakis et Messiaen, dont, en 1983, il a créé à Paris l'opéra Saint François d'Assise.