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Tiberiu Olah

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur roumain (Arpasel 1928).

Il fait des études de piano et d'écriture au Conservatoire de Cluj (1946-1949), puis suit les cours du Conservatoire de Moscou (1949-1954). Olah participe aux Cours d'été de Darmstadt (1968, 1969) et enseigne la composition au Conservatoire de Bucarest (depuis 1954). Analyste passionnant, professeur exceptionnel, Olah est avant tout, dans sa musique, un dialecticien, préoccupé par les rapports mutuels qu'entretiennent la tension et la détente, ainsi que par la capacité du discours musical de générer un temps spécifique, immanent (cycle inspiré par l'art de Constantin Brancusi dont font partie la Colonne infinie pour orchestre, 1962 ; la Sonate pour clarinette seule, 1963 ; Espace et rythme pour trois groupes de percussion, 1964 ; la Porte du baiser pour orchestre, 1965 ; la Table du silence pour orchestre, 1967-68). Dans ses œuvres plus récentes, Olah cherche à obtenir un matériau et des structures façonnées de manière à pouvoir se soumettre à différentes superpositions ou à des procédés variationnels ingénieux (Perspectives pour 13 instruments, 1969 ; The Time of Memory pour 9 solistes, 1973, prix de la Fondation Koussevitzky ; Incontri Spaziali pour percussion et bande, 1989). Il tente aussi une exploitation, dans l'esprit actuel, de certaines caractéristiques du langage musical classique dont il réinterprète les postulats fondamentaux (Symphonie no 3, 1989 ; Obélisque pour Wolfgang Amadeus pour saxophone et orchestre, 1991). Il a composé beaucoup de musique de scène ou de film et publié des études concernant le système de composition d'Anton Webern ou la technique hétérophonique.