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Adolphe Nourrit

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Ténor français (Paris 1802 – Naples 1839).

Il débute en 1821 dans Iphigénie en Tauride de Gluck à l'Opéra de Paris où il succéda à son père, ténor lui aussi, mais qu'il devait surpasser. Adolphe Nourrit fut sans doute un des plus grands chanteurs français de tous les temps. Élève de García, il utilisa sa formation italienne pour créer un style de chant spécifiquement français qui atteignit son apogée au milieu du xixe siècle : déclamation lyrique très nuancée visant à une expression profonde des sentiments. Il créa Robert le Diable et les Huguenots de Meyerbeer, Guillaume Tell de Rossini, la Juive de Halévy, la Muette de Portici d'Auber. Sa technique utilisait au maximum la « voix mixte » qui lui permettait une souplesse exemplaire et un contrôle parfait des demi-teintes. En 1837, il quitta l'Opéra de Paris, à la suite de l'engagement de Gilbert Duprez et du succès que celui-ci obtenait avec sa technique de la « voix sombrée » où le registre de poitrine était utilisé pour des effets nouveaux de vaillance dans l'aigu. Pendant les deux années qui suivirent, Nourrit obtint de grands succès en Italie. Il se suicida à Naples, dans un accès de neurasthénie, en se jetant de la fenêtre de son hôtel.