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Birgit Nilsson

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Soprano suédoise (Västra Karup 1918 –Bjärlöv, Araslövs, 2005).

Elle étudie, de 1941 à 1946, avec le ténor écossais Joseph Hislop, à l'Académie royale de musique de Stockholm. À la faveur d'un remplacement, elle débute en 1946 à l'Opéra royal dans le rôle d'Agathe du Freischütz. L'année suivante, elle remporte son premier succès personnel en incarnant lady Macbeth (sous la direction de Fritz Busch). Engagée dans la troupe de l'Opéra royal, en 1948, elle y chante les rôles de la Maréchale, Donna Anna, Senta, Aïda, Tosca, Brünnhilde et Salomé. Elle retrouve Fritz Busch pour sa première apparition à l'étranger, au festival de Glyndebourne 1951, où elle chante Électre dans Idoménée de Mozart. Mais c'est à Munich en 1954, au cours d'un Ring où elle est Brünnhilde, et à Bayreuth, dans le rôle d'Elsa, que se révèlent ses étonnantes qualités de soprano dramatique.

Invitée régulièrement au festival de Bayreuth de 1957 à 1970, elle y incarne Isolde, Sieglinde et Brünnhilde. Elle se produit également à San Francisco et à Chicago en 1956, au Metropolitan Opera de New York en 1959 (y chantant Isolde), au Covent Garden de Londres en 1957 (dans une production du Ring) et à l'Opéra de Paris dans Tristan et Isolde (1966), Turandot (1968), Elektra (1974). Elle est la première cantatrice à enregistrer sans coupures cette dernière œuvre, réputée pour sa difficulté. En 1975, elle inscrit à son répertoire le rôle de la femme du Teinturier dans la Femme sans ombre de Richard Strauss. Plus que dans le répertoire verdien, c'est dans l'univers de Strauss et de Wagner que peut le mieux s'épanouir une voix d'une opulence et d'une homogénéité rares, à l'aigu éclatant, que le temps ne semble pas atteindre. La puissance dramatique de la comédienne est à la dimension hiératique du personnage. Elle a cessé de chanter en 1986 pour se consacrer à l'enseignement.