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Leopold Mozart

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur, théoricien et pédagogue allemand (Augsbourg 1719 – Salzbourg 1787).

Passé à la postérité essentiellement comme père de Wolfgang Amadeus, il reçut au collège des jésuites de sa ville natale une solide formation humaniste et, sur le plan musical, de violoniste, d'organiste et de théoricien. Entré au service du comte de Thurn et Taxis (1740), il devint grâce à lui, à Salzbourg, quatrième violon de la chapelle du prince-archevêque (1743), compositeur de la cour et de la Chambre (1757), et, enfin, vice-maître de chapelle (1763). Ayant reconnu vers 1760 le talent, voire le génie, de son jeune fils, il consacra à sa formation, jusque vers 1773, le meilleur de son temps. Sa femme, qu'il avait épousée en 1747, étant morte à Paris en 1778, et son fils s'étant installé à Vienne en 1781, il passa ses dernières années à Salzbourg dans un relatif isolement. Il se consacra entièrement à ses charges dans cette ville, sans jamais accéder aux toutes premières, et mourut quelque peu aigri. Il écrivit une grande quantité de musique instrumentale et vocale, dont certaines pièces, de caractère pittoresque, ont acquis de nos jours une nouvelle célébrité : Musikalische Schlittenfahrt (« Promenade en traîneau », 1755), Die Bauernhochzeit (« Noces paysannes », 1755), Divertimento militare (v. 1765). La Symphonie des jouets longtemps attribuée à J. Haydn est de lui (3 mouvements tirés d'une œuvre plus vaste). Beaucoup de ses œuvres orchestrales sont perdues, et quelques-unes furent attribuées à son fils. Il cessa pratiquement de composer dans les années 1760. Il est surtout l'auteur d'une méthode de violon (Versuch einer gründlichen Violinschule, 1756, rééd. 1976), comptant parmi les écrits théoriques de base de l'époque. Fortement influencée par les traités rédigés respectivement par Quantz (1752) et par Carl Philipp Emanuel Bach (1753) pour la flûte et le clavier, cette méthode transmit aux Allemands les principes artistiques de virtuoses italiens comme Tartini ou Locatelli tout en témoignant, de la part de son auteur, d'une connaissance surprenante de théoriciens des alentours de l'an 1500.