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Moser

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Famille de musiciens allemands.

Andreas, violoniste, pédagogue et théoricien (Semlin, près de Belgrade, 1859 – Berlin 1925). En 1878, il abandonne ses études d'ingénieur et d'architecte pour étudier le violon à Berlin avec Joseph Joachim. Par suite d'une blessure au bras, il est obligé d'interrompre en 1883 la carrière de chef d'orchestre qu'il venait d'entamer à Mannheim, et se consacre alors à l'enseignement. À partir de 1888, il exerce à la Musikhochschule de Berlin où il est nommé professeur en 1900, et y reste jusqu'à sa mort. Professeur de violon réputé, il fut profondément influencé par son maître, non seulement dans sa pédagogie, mais aussi dans ses écrits théoriques : Methodik des Violinspiels (1920), Geschichte des Violinspiels (1923), Technik des Violinspiels (1925) et surtout Violinschule, publié en 1905 en collaboration avec son ancien professeur. Il édita par ailleurs la correspondance de Joachim (1911), en particulier celle du maître avec Brahms (1908), et écrivit sa biographie (Joseph Joachim, 1898).

Hans Joachim, musicologue, fils du précédent (Berlin 1889 – id. 1967). Il reçoit une éducation très complète, étudiant notamment la musique aux universités de Marburg, Leipzig et Berlin, où il travaille successivement avec Schiedermair, Riemann, Schering, Kretzschmar et Wolf, tout en suivant des cours de composition et de chant. Il obtient son doctorat à l'université de Rostock en 1910 et commence à enseigner après la guerre, d'abord à l'université de Halle à partir de 1919, puis à l'université de Heidelberg (1925) et enfin à l'université de Berlin (1927-1934). Il dirige en outre la Staatliche Akademie für Kirchen und Schulmusik. Mis à la retraite en 1934 par le nouveau gouvernement, il s'occupe pendant la guerre de la Reichsstelle für Musikbearbeitung. Il reprend ses cours en 1947 à Iéna et Weimar, puis revient se fixer à Berlin en 1950 où il dirige le conservatoire jusqu'en 1960. Ses recherches et publications sont essentiellement consacrées à la musique allemande. Il a écrit notamment des ouvrages de caractère général (Geschichte der deutschen Musik, 1920-1924, éd. augm. 1968 ; Musiklexikon, 1932-1935 ; 4e éd. 1955, suppl. 1963 ; Kleine deutsche Musikgeschichte, 1938 ; 3e éd. 1949 ; Die Musikleistung der deutschen Stämme, 1954), de nombreuses biographies de musiciens allemands (P. Hofhaimer, Bach, Schütz, Gluck, Weber, Haendel, Buxtehude…), et s'est spécialisé dans la musique sacrée (Die mehrstimmige Vertonung des Evangeliums, 1931, rééd. 1968 ; Die evangelische Kirchenmusik in Deutschland, 1953) et la musique vocale, en particulier le lied (Technik der deutschen Gesangkunst, 1911, avec O. Noë ; Die Ballade, 1930 ; Die Melodien der Luther-Lieder, 1935 ; Das deutsche Lied seit Mozart, 1937, 2e éd. révisée 1968 ; Das deutsche Volkslied in der Kunstmusik, in Hausmusik, 1954). Son œuvre se caractérise par une grande originalité de conception et de style, et un sens de l'humour très prononcé (Der Humor in der Musik, in Neues Musikblatt, 1941). Il a en outre composé de nombreux lieder et a édité plusieurs recueils de musique allemande (lieder d'Adam von Fulda, J. P. Krieger, Luther, anthologies de lieder et ballades) ainsi que les œuvres complètes de Weber.