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Miroglio

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Famille de musiciens italiens.

Pierre, violoniste et compositeur (dans le Piémont v. 1715 – Paris v. 1763). Il étudie le violon avec son oncle G. B. Somis, chez lequel il se lie avec le célèbre Jean-Pierre Guignon. Comme beaucoup d'autres Piémontais de renom à cette époque, les deux musiciens gagnent Paris en 1738 pour entrer dans l'orchestre du prince de Carignan. Il y reste jusqu'à la mort du prince en 1741, puis travaille pour le fermier général de La Pouplinière jusqu'à la mort de ce dernier en 1762. Il meurt peu de temps après, car son frère Jean-Baptiste abandonne en 1764 son épithète « Le cadet » ou « Le jeune ».

Instrumentiste de grande renommée, il n'est l'auteur que d'un recueil de 6 Sonates pour violon et basse op. 1, dédiées à Geminiani et publiées en 1741.

Jean-Baptiste, violoniste, compositeur et éditeur de musique, frère du précédent (dans le Piémont v. 1725 – Paris v. 1785). Venu très jeune à Paris, il étudie sans doute le violon avec son frère et J.-P. Guignon, mais préfère se consacrer à l'enseignement et à la composition. Sa production, dans ce domaine, est inégale. Ses pièces pour violon n'ont pas les qualités de celles de son frère et ses œuvres symphoniques, bien que plus intéressantes, sont loin d'être remarquables. Elles ne sont, le plus souvent, qu'une mixture d'éléments stylistiques de l'époque (les 6 Symphonies à grand orchestre op. 10, par exemple, 1764). Il serait certainement oublié à l'heure actuelle s'il n'avait, en 1765, pratiquement abandonné la composition pour se consacrer à une activité paramusicale tout à fait originale à l'époque. Il s'associe alors avec le peintre flamand Antoine de Peters pour fonder un Bureau d'abonnement musical qui prête à ses abonnés, en échange d'une cotisation mensuelle, une grande variété d'ouvrages musicaux de toute sorte. C'est la première entreprise de ce genre à Paris et elle permet de mieux faire connaître aux Parisiens un grand nombre d'œuvres. Son succès énorme ne manque pas d'inquiéter les éditeurs de musique qui, menés par La Chevardière, entament une cabale. Le Bureau d'abonnement obtient gain de cause en 1767 et poursuit ses activités jusqu'à la Révolution.