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Pietro Mascagni

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur italien (Livourne 1863 – Rome 1945).

Élève de Ponchielli à Milan, il dut interrompre ses études pour subvenir à ses besoins, dirigea des troupes d'opérette, et s'établit comme directeur de théâtre à Cerignola, près de Foggia, où il rédigea à la hâte son drame en 1 acte Cavalleria rusticana (d'après une pièce de Verga), qui, créé à Rome en 1890 par Gemma Bellincioni et Roberto Stagno, interprètes d'exception, lui valut brusquement une renommée universelle et le détourna un instant de la composition de son romantique Guglielmo Ratcliff, d'après Heine. Avec l'Ami Fritz (1891), il tournait le dos à la violence élémentaire de sa réussite précédente, raison pour laquelle l'œuvre eut moins d'effet sur le public. En 1895, Mascagni devint directeur du lycée musical de Pesaro, se tourna vers l'impressionnisme musical et littéraire avec Iris (1898), vers les légendes médiévales (Isabeau, 1911, œuvre inspirée de l'histoire de lady Godiva), vers d'Annunzio (Parisina, 1913), puis retrouva sa veine initiale avec Lodoletta et surtout avec Il Piccolo Marat (1921), souvent tenu pour son chef-d'œuvre. Excellent chef d'orchestre, il bâtit encore en 1935 un Néron à la gloire de Mussolini, s'aliénant ainsi de nombreuses sympathies. Après avoir, pour leur cinquantenaire, dirigé l'enregistrement de ses deux premières œuvres importantes, il connut une éclipse, étant quelque peu mis à l'écart au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Musicien d'un indéniable talent, ouvert aux influences les plus diverses, coloriste habile, mais assez maladroit dans son traitement de la voix chantée, Mascagni, qui écrivit aussi des mélodies, de la musique religieuse, des chœurs, 3 Symphonies, des pièces instrumentales, de la musique de film, etc., demeure aux yeux de la postérité l'auteur d'une seule œuvre, partition de jeunesse plus représentative d'un moment de l'histoire de l'opéra italien que de l'ensemble de sa production.