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Marin Marais

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Violiste et compositeur français (Paris 1656 – id. 1728).

Après avoir débuté comme enfant de chœur à la maîtrise de Saint-Germain-l'Auxerrois, Marais devient, à seize ans, l'élève du célèbre violiste Sainte Colombe. Titon du Tillet (le Parnasse françois) raconte que l'élève « prenoit le tems en été que Sainte Colombe étoit dans son jardin enfermé dans un petit cabinet de planches… afin d'y jouer plus tranquillement et plus délicieusement de la Viole. Marais se glissoit sous ce cabinet ; il y entendoit son Maître ». En 1676, il est nommé « musicqueur du Roy » puis, en 1679, « ordinaire de la Chambre du Roy » ; il conserve ce poste jusqu'en 1725. C'est à Lully, duquel Marais a également reçu l'instruction, qu'il dédie son premier livre de pièces de viole (1686). Après la mort de l'intendant ­ qui lui demandait souvent d'assumer la direction de l'orchestre de l'Opéra ­ Marais compose quatre opéras pour l'Académie royale de musique. Le plus célèbre d'entre eux demeure Alcyone (1706) sur un livret de Houdar de la Motte. La fameuse Tempête de cet ouvrage est considérée à l'époque comme « une chose admirable ». C'est d'ailleurs probablement à cette occasion que Marais aurait introduit la contrebasse pour la première fois dans l'orchestre de l'Opéra.

Sans doute le meilleur violiste de France, Marin Marais doit-il sa réputation à sa musique de chambre ? Comme ses opéras, fidèles au style lullyste, ses suites de pièces de viole (danses, pièces à titres descriptifs : les Fêtes champêtres, l'Arabesque, la Voix humaine) le montrent ardent défenseur de la musique française, c'est-à-dire sévère contre les Italiens. À en juger par leur difficulté technique (elles font un grand usage des accords arpégés), la virtuosité du maître, qui ne néglige pas pour autant la sensibilité ni les trouvailles harmoniques, a été exceptionnelle. Citons, à titre d'exemple, les trente-deux variations du Second Livre sur le thème des Folies d'Espagne. Enfin, dans le domaine de la musique religieuse, Marais a composé un Te Deum, chanté pour la convalescence du Dauphin (1701, perdu).