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Marcel Landowski

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur français (Pont-l'Abbé, Finistère, 1915 – Paris 1999).

Fils du sculpteur d'origine polonaise Paul Landowski, il est aussi par sa mère un descendant du compositeur Vieuxtemps. Très jeune, il montre d'évidentes dispositions pour la musique et prend des leçons de piano avec Marguerite Long. Après avoir terminé ses études secondaires, il est l'élève, au Conservatoire de Paris, de Noël Gallon (écriture) et d'Henri Busser (composition). En 1937, alors qu'il est encore élève du Conservatoire, ses premières œuvres sont exécutées par Pierre Monteux : les Sorcières et les Sept Loups, pour chœur de femmes et orchestre. Son intérêt pour le groupe des Six, qui le fait mal voir au Conservatoire, se manifeste déjà, surtout pour Milhaud et Honegger. Il écrit, par la suite, un ouvrage sur ce dernier (1957). En 1939, alors que la guerre s'annonce, il compose l'oratorio Rythmes du monde, sur un texte de lui-même.

Mais ses œuvres les plus importantes datent de l'après-guerre : le Rire de Nils Halerius, légende lyrique et chorégraphique, avec laquelle il aborde la musique de scène (1944-1948), et sa première symphonie Jean de la Peur (1949). En 1950, il obtient le grand prix de composition de la Ville de Paris. Les années 1950-1960 voient naître le Concerto pour ondes Martenot, qui témoigne de son intérêt pour l'instrument auquel Messiaen et Jolivet ont déjà rendu hommage, l'opéra le Fou (1956, créé la même année à Nancy) et la comédie lyrique le Ventriloque (créée au Mans en 1956).

De 1962 à 1965, Landowski a été directeur de la musique à la Comédie-Française ; en 1965, il a été nommé inspecteur général de l'enseignement musical au ministère des Affaires culturelles, avant d'y devenir chef du service de la musique (1966-1970). De 1970 à 1975, il est directeur de la musique, de l'art lyrique et de la danse à ce même ministère et, en 1975, inspecteur général de la musique au ministère de l'Éducation. La même année, il est élu membre de l'Institut, où il succède à son maître Busser. Toutes ces charges officielles, si elles ralentissent sa productivité, ne diminuent pas la qualité de ses œuvres : l'Opéra de poussière, drame lyrique (1962) ; 2e et 3e symphonies (1963, 1964) ; Concerto pour flûte et cordes (1968) ; Messe de l'aurore pour solistes, chœur et orchestre (1977). En 1979, il écrit pour M. Rostropovitch et G. Vichnevskaïa les trois poèmes Un enfant appelle pour soprano, violoncelle solo et orchestre. L'œuvre est créée par les dédicataires à Paris l'année suivante. En août 1980, est créé à Vaison-la-Romaine le Pont de l'espérance pour orchestre, soliste et 3 chœurs, d'après la Marseillaise de la paix de Lamartine, en février de la même année, au Palais Garnier, le Fantôme de l'Opéra, ballet en 12 tableaux, en 1985 à Toulouse l'opéra Montségur, en 1988 à Radio France la Symphonie no 4 et à Nantes l'opéra la Vieille Maison. Ont suivi Leçons de ténèbres pour orgue, violoncelle, voix et orchestre (1991), Sonate en duo pour clarinette et piano (1992), un Concerto pour violon (1995), l'opéra Galina (Lyon, 1996).

Dès ses débuts, Landowski s'est affirmé comme un indépendant, ouvert au langage du xxe siècle, tout en refusant le sectarisme de l'avant-garde. Sa recherche constante de spiritualité s'est exprimée dans cette phrase : « Le mysticisme et l'amour sont les deux thèmes de la musique. »