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Chabanceau de La Barre

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Famille de musiciens parisiens.

Pierre Ier ( ?– 1600 ou 1608). On ne sait rien de sa naissance ni de ses débuts, sinon qu'en 1567 il fut nommé organiste aux Saints-Innocents. Il le fut ensuite à Notre-Dame, puis, en 1580, à Saint-Eustache. Il fut marié deux fois, et plusieurs de ses enfants devinrent musiciens.

Pierre II, fils du précédent (1572-1626). Il étudia la musique avec son père et lui succéda à Saint-Eustache. Il fut également réputé comme joueur de luth.

Germain, frère du précédent (1579-1647). Il seconda parfois son père à l'orgue et fut nommé, en 1612, à Saint-Jacques-de-la-Boucherie.

Pierre III, fils de Pierre II (1592-1656). Il fut l'un des plus importants de la famille. Il étudia avec son père et devint organiste de la chapelle du roi Louis XIII. Il était aussi joueur d'épinette, et, en tant que tel, il fut attaché à la maison d'Anne d'Autriche. Il fut le rival de Chambonnières, qu'il finit par évincer. Le père Mersenne, auteur de l'Harmonie universelle, parle de lui avec la plus haute estime ; il cite plusieurs de ses tablatures et évoque, à propos du jeu d'orgue, « la belle grâce et le beau maintien qui rendent le sieur de La Barre et ceux qu'il prend la peine d'enseigner, et ceux qui sont formés de sa main, incomparables ». La Barre fut également en correspondance avec Constantin Huygens au sujet des théories de la musique. Avec ses quatre enfants, il organisait chez lui des séances de musique appelées « concerts spirituels », qui étaient fort suivies. Il a laissé des pièces pour clavecin ou orgue, des courantes et des sarabandes pour luth.

Anne, fille du précédent (1628-1688). Elle débuta en chantant aux concerts de son père et devint rapidement une cantatrice réputée. Elle fit une carrière qu'on pourrait, pour l'époque, qualifier d'internationale. Son voyage dans les pays du Nord (1652-1661) la mena à la cour de Suède, où elle avait été appelée par la reine Marie-Christine, à La Haye, au Danemark et à la cour de Kassel. De retour en France (1661), elle devint cantatrice de la Chambre du roi, avant d'être pensionnée.

Joseph, frère de la précédente (1633-1678). Pendant deux ans (1652-1654), il accompagna sa sœur dans ses déplacements, en qualité de luthiste. À la mort de son père (1656), il lui succéda à l'orgue de la chapelle. Bien que n'étant pas entré dans les ordres, il fut appelé abbé de La Barre lorsqu'il obtint, en 1674, les bénéfices de l'abbaye bénédictine de Saint-Hilaire, du diocèse de Carcassonne. Il composa des airs avec des « doubles », qui furent publiés chez Ballard. Quelques autres œuvres sont d'attribution douteuse.

Pierre IV, troisième fils de Pierre III (1634-1710). Il fut à la fois chanteur et joueur de luth et d'épinette. Après avoir joué à la Chambre du roi, il fut attaché à la troupe musicale de la reine Marie-Thérèse, puis à celle de la duchesse de Bourgogne. Son talent lui valut d'être anobli par le roi en 1697. Pourtant, depuis 1620, tous les La Barre se présentaient sous le nom de Chabanceau de La Barre.