En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Rodolphe Kreutzer

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Violoniste, pédagogue et compositeur français (Versailles 1766 – Genève 1831).

Il reçut ses premières leçons de son père, originaire de Breslau, étudia le violon avec Anton Stamitz et joua son premier concerto pour violon au Concert spirituel en 1784. Jeanne d'Arc (1790), Paul et Virginie (1791), le Franc Breton (1791) et Lodoiska (1791) furent les premiers de ses quelque 40 opéras-comiques et ouvrages pour la scène. Il enseigna le violon au Conservatoire de Paris, de sa fondation en 1795 à 1826. En 1798, il séjourna à Vienne dans la suite de l'ambassadeur Bernadotte et fit la connaissance de Beethoven, qui, par la suite, devait lui dédier sa Sonate pour piano et violon op. 47, dite Sonate à Kreutzer. Il ne sut rien de cette dédicace et ne joua jamais l'ouvrage. Il occupa plusieurs postes sous l'Empire et la Restauration. Influencé par Viotti, il fonda avec Baillot et Rode l'école française moderne de violon. Il écrivit pour son instrument 19 concertos ­ parmi lesquels le 16e (1804-1805) sur des thèmes de Haydn, dont on avait à tort annoncé la mort ­, de la musique de chambre et surtout ses 42 Études ou caprices (à l'origine 40, 1796), qui, aujourd'hui encore, font partie du matériel de base pour l'enseignement du violon.