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Zygmunt Krauze

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur polonais (Varsovie 1938).

Il fait ses études de composition avec Kazimierz Sikorski et de piano avec M. WiÐkomirska à l'École supérieure de musique de Varsovie. Il les complète chez Nadia Boulanger à Paris. Spécialisé, en tant que pianiste, dans les exécutions de musiques d'avant-garde, il reçoit le premier prix au Concours international des interprètes de musique contemporaine d'Utrecht. Z. Krauze est un des représentants les plus actifs de la musique contemporaine polonaise ; outre son propre travail de composition, qui se situe dans un axe expérimental, il mène une action particulièrement dynamique de diffusion de la nouvelle musique ; il dirige ainsi depuis 1967 l'Atelier de musique constitué de 4 musiciens. Sur le plan de sa propre conception compositionnelle, Z. Krauze se situerait dans la lignée des musiques non évolutives américaines, notamment celle de Morton Feldman. Musique qui n'a ni début ni fin, sans contrastes, la musique de Krauze se présente moins comme œuvres déjà accomplies que comme processus dans lesquels pourraient s'inscrire les auditeurs sans pour autant en perturber le schéma. C'est ainsi qu'il déclarait dans son commentaire à Pièce pour orchestre no 1 (1969) : « Deux tendances juxtaposées s'affrontent en musique : l'aspiration à la forme homogène et l'aspiration à une forme au déroulement contrasté ; elles sont pour moi un phénomène d'une importance de premier ordre. J'exige de ma musique qu'elle soit calme et organisée. Sa sonorité doit avoir une forme suffisamment individuelle pour pouvoir se distinguer du chaos d'une autre musique et du chaos d'autres sons. »

Z. Krauze est l'auteur de nombreuses compositions instrumentales (Triptyque pour piano, 1964 ; Quatuor à cordes, 1965 ; Diptyque pour 14 instruments à cordes, 1967 ; Polychromies pour ensemble instrumental libre de 4 à 15 exécutants, 1968 ; Fallingwater pour piano solo, 1971 ; The Last Recital pour piano, 1974-75 ; Concerto pour piano, 1974-1976), mais également de pièces faisant intervenir des moyens électroacoustiques (Idyll, 1974), ou encore des éléments mécaniques (Song pour 6 instruments et 6 boîtes à musique, 1974 ; Automaphone pour 14 instruments à cordes pincées et 7 instruments mécaniques, 1974). Citons encore l'opéra de chambre Die Kleider (1980), un Double concerto pour violon, piano et orchestre (1985), Symphonie parisienne (1986), la Rivière souterraine (1987).