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Arghyris Kounadis

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur, chef d'orchestre et pianiste grec (Constantinople 1924).

Il entreprit des études musicales au conservatoire d'Athènes dans la classe de piano de S. Farandatos, jusqu'en 1952. Puis il étudia la composition avec Yannis Papaïoannou au Conservatoire hellénique jusqu'en 1956. Enfin, il put poursuivre ses études en Allemagne dans la Freiburg Hochschule für Musik, où il travailla la direction d'orchestre avec K. Ueter et la composition avec W. Fortner. En 1963, il devint l'assistant de ce dernier et prit la direction de l'ensemble Musica viva de la Freiburg Hochschule für Musik.

Son œuvre, assez importante, compte, entre autres, des opéras (The Return [1961, 1974], Der Gummisarg [1962], Der Ausbruck [1974]), des compositions pour orchestre (Sinfonietta [1951], Cinq Compositions [1957-58], Heterophonika idiomela [1967]), de la musique de chambre (Quatuor à cordes [1960], Quatre Pièces pour flûte, violoncelle et piano [1965]), et de la musique vocale, soit pour une voix et divers instruments, soit pour chœur. À signaler également ses Trois Poèmes de Cavafy pour soprano, flûte, célesta, guitare et violoncelle (1963) et ses Epigramma II et III pour chœur (1968).

À ses débuts, Arghyris Kounadis subit les influences de Stravinski et de Bartók, ainsi que celle de la chanson populaire urbaine grecque (le Rebetiko). Après 1957, son style s'est affirmé avec l'utilisation de la technique sérielle et des formes aléatoires, tout en gardant un caractère fortement lyrique, à l'instar de son compatriote Nikos Skalkotas. L'œuvre de Kounadis reflète les préoccupations et l'esthétique des tendances musicales actuelles en Grèce, à savoir une osmose de postexpressionnisme et de lyrisme exacerbé.