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Jean Georges Kastner

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur et théoricien alsacien (Strasbourg 1810 – Paris 1867).

Il fit ses études à l'université de Strasbourg, où il suivit, notamment, les cours de théologie protestante. En même temps, il travailla la musique en autodidacte, et ses premiers petits opéras-comiques (dont la Reine des Sarmates, 1835) lui valurent une bourse de la ville, qui lui permit d'aller travailler à Paris avec Reicha et Henri Montan-Berton. Après avoir fait représenter, sans grand succès, la Maschera à l'Opéra-Comique (1841), il regagna Strasbourg. Kastner est l'auteur d'une dizaine d'œuvres lyriques, dont le Dernier Roi de Juda (1844), les Nonnes de Robert le Diable (1845, non représenté), et de cinq « livres-partitions », poèmes symphoniques écrits sur des sujets philosophiques ou historiques et accompagnés d'un texte détaillé rédigé par le compositeur (la Danse macabre, 1852 ; Stephen ou la Harpe d'Éole, 1856 ; les Cris de Paris, 1857). Il publia, d'autre part, plusieurs ouvrages didactiques, qui firent très vite autorité (Traité général d'instrumentation, 1837, 2e éd. augm., 1844 ; Grammaire musicale, 1840 ; Théorie abrégée de contrepoint et de fugue, 1842). Kastner fut élu à l'Institut en 1859, fut l'un des fondateurs de l'Association des artistes musiciens qu'il présida et l'instigateur du concours européen de musiques militaires, lors de l'Exposition universelle de 1867.