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Giya Kancheli

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur géorgien (Tbilissi 1935).

Il a fait ses études à l'université, puis au Conservatoire de Tbilissi, où il a enseigné la composition et l'orchestration à partir de 1970. Il vit depuis 1991 à Berlin. Même s'il déclare ne plus vouloir écrire de symphonies, Kancheli est avant tout l'auteur de sept symphonies dans lesquelles il développe un style à la fois simple et d'une ample respiration. Il s'intéresse à la structure de la musique populaire géorgienne, dont il reprend les principes les plus généraux : répétition plutôt que développement, juxtaposition additionnelle de surfaces. Il parvient ainsi à créer une sorte de stasis sonore (Deuxième Symphonie « Chants », 1970) retrouvant les origines byzantines de la tradition mélodique slave (Quatrième Symphonie « In Memoriam Michel Ange », 1975). Il a développé par la suite un style proche de la « nouvelle simplicité » (Exil pour soprano, ensemble instrumental et synthétiseur), d'aspect liturgique (le cycle des Prayers), où il juxtapose des structures quasi répétitives dans une atmosphère irréelle, à la fois statique et intense (Abii ne viderem pour alto et orchestre). Il a composé en outre beaucoup de musique de scène et un opéra intitulé Musique pour les vivants (1984).