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Egil Hovland

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur et organiste norvégien (Mysen 1924).

Il a été élève de B. Brustad à Oslo et de V. Holmboe à Copenhague, puis de A. Copland et de L. Dallapiccola ; avouant une grande admiration pour le style de ce dernier et une admiration égale pour l'esthétique de C. Nielsen et de B. Bartók, il a su développer un art qui, à défaut d'une grande originalité, s'établit sur la virtuosité de l'écriture. Parti du néoclassicisme (Concertino pour 3 trompettes et cordes, 1954-55 ; Symphonies 1 et 2, 1952-53 et 1954-55 ; Musique pour 10 instruments, 1957), il se tourne tout d'abord vers un néosérialisme dodécaphonique qui utilise parfois même des procédés aléatoires. En 1962, son style s'élargit avec The Song of the Songs pour soprano et instruments ; plus riche, plus dramatique et plus coloré est le langage musical de Lamenti pour orchestre (1963). L'œuvre religieuse et les pièces d'orgue sont également importantes, et, dans Missa vigilate pour chœur, solistes, danseurs, orgue et bande magnétique (1967) ou Rorate pour orgue, orchestre, 5 sopranos et bande magnétique, Hovland place côte à côte le chant grégorien, la tonalité, le sérialisme dodécaphonique et les procédés électroniques. Sans être un avant-gardiste, il représente parfaitement une tendance nordique qui trouve des correspondances d'attitude en Finlande avec E. Bergman et en Suède avec I. Lidholm.