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Vladimir Horowitz

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Pianiste américain d'origine russe (Kiev 1904 – New York 1989).

De 1910 à 1921, il étudia au conservatoire de Kiev avec Félix Blumenfeld, qui lui transmit la tradition d'Anton Rubinstein, et avec S. Tarnovski. En 1915, il joua devant Scriabine, qui l'encouragea à se consacrer entièrement à la musique. Entre 1922 et 1925, il fit de triomphales tournées en Union Soviétique (Kharkov, Moscou, Leningrad). Il vint ensuite à Hambourg, à Berlin (1925) et à Paris. En 1928, aux États-Unis, il se révéla au public new-yorkais dans le concerto de Tchaïkovski sous la direction de Thomas Beecham. La même année, il joua à la Scala de Milan le 2e concerto de Brahms et le 3e de Rachmaninov, qu'il rejoua à Londres en 1930 sous la baguette de Mengelberg. En 1933, il épousa la fille de Toscanini, Wanda. Il obtint la nationalité américaine en 1944. Après la Seconde Guerre mondiale, il donna quelques concerts en Europe, puis regagna les États-Unis, où il s'établit définitivement. Après une interruption de douze ans, il réapparut en public en 1965 lors d'un mémorable récital à Carnegie Hall, qui devait marquer pour lui le début d'une seconde carrière. Son jeu se caractérise par une virtuosité et une précision étonnantes ainsi que par une sonorité véritablement orchestrale, qualités qui trouvent leur meilleure application dans la sonate de Liszt, les Tableaux d'une exposition de Moussorgski, la 7e sonate et la Toccata de Prokofiev, les œuvres de Scriabine, et Petrouchka de Stravinski. Mais Horowitz sait aussi faire un travail d'orfèvrerie délicat et puissant à la fois dans les sonates de Scarlatti ou de Clementi. En 1944-1948, il a contribué à la formation pianistique de Byron Janis, qui reste son unique élève. Il a réalisé des transcriptions et composé quelques œuvres pour piano, notamment des Variations sur des thèmes de Carmen brillantes et pleines de verve.