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Johann Adam Hiller

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur, pédagogue et critique musical allemand (Wendisch-Ossig 1728 – Leipzig 1804).

Il fit ses études à Görlitz, à la Kreuzschule de Dresde avec Homelius et à l'université de Leipzig. Après un séjour à Dresde au service du comte Brühl (1754-1758), il revint à Leipzig et, de 1762 à sa mort, joua dans la vie musicale de cette ville un rôle de premier plan. Il dirigea le Grosses Konzert (1763-1771), fonda une école de chant (1771) et surtout dirigea à partir de 1781 les concerts du Gewandhaus, leur donnant un éclat qu'ils devaient conserver près de deux siècles. Il fut un temps maître de chapelle du duc de Courlande à Mitau (1785-86) et directeur de la musique à Breslau (1787-1789), puis fut rappelé à Leipzig en 1789 comme cantor de la Thomasschule, poste qu'il devait occuper jusqu'à sa retraite en 1801. Il fonda et édita de 1766 à 1770 la première revue musicale au sens moderne, les Wöchentliche Nachrichten, qui devaient servir de modèle à l'Allgemeine Musikalische Zeitung, et il écrivit de très nombreux articles de critique et d'esthétique. Comme chef, il dirigea notamment à Berlin en 1786 le Messie de Haendel. Comme compositeur, il n'écrivit pratiquement que de la musique vocale, tant sacrée que profane : odes, lieder, cantates, chœurs. Il créa en outre presque de toutes pièces, avec le poète Christian Felix Weisse, le singspiel allemand, donnant, entre autres, Lottchen am Hofe (1767, d'après Ninette à la cour de Favart), Die Liebe auf dem Lande (1768), Die Jagd (1770, d'après la Partie de chasse de Henri IV de Collé) et Der Dorfbarbier (1771, d'après Blaise le savetier et en collaboration avec Christian Gottlob Neffe).