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Georg Wilhelm Friedrich Hegel

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Philosophe allemand (Stuttgart 1770 – Berlin 1831).

Étudiant à partir de 1788 à Tübingen, Hegel s'enthousiasma pour le romantisme naissant avant d'adopter les idées de la Révolution française. Enseignant dès 1805, il écrivit son ouvrage décisif, la Science de la logique, de 1812 à 1816. À ses écrits, dont le plus systématique est sans doute le Précis de l'encyclopédie des sciences philosophiques (1817), il faut ajouter la publication, après sa mort, de ses cours à l'université de Berlin, qui complètent l'exposé de son système. Dans celui-ci, Hegel définissait la philosophie comme l'histoire de la conscience prenant conscience d'elle-même. Visant à retracer l'organisation complète du savoir, il faisait de l'art l'une des expressions de l'esprit dans sa recherche de la vérité et de l'absolu. Mais, si le but de l'art est la représentation sensible du beau, il n'a pour contenu qu'un certain degré spirituel de la vérité et est, d'une façon assez traditionnelle, inférieur à la science. Selon le degré d'adéquation de l'idée à la forme, Hegel distingue trois aspects de l'art, en correspondance avec son histoire. Le dernier et le plus élaboré est celui de l'art romantique, dans lequel il convient de ranger la peinture, la musique et la poésie. La musique se voit donc attribuer une place privilégiée dans l'esthétique de Hegel, juste avant l'élément parfait, la poésie, dans lequel l'esprit est libre en soi, et une vocation particulière, qui est de pouvoir exprimer le sentiment dans son devenir sans le secours des concepts. À partir de Hegel se profile l'idée que la musique au sein des arts procède selon des lois qui lui sont propres et qu'il existe une pensée spécifiquement musicale. Son Esthétique, publiée en 1832, prépare de cette façon la voie aux romantiques, à Schopenhauer, à Nietzsche, puis aux conceptions esthétiques modernes.