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Guatemala

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Étroitement liée à la musique du Mexique comme à ses traditions, l'école du Guatemala ne s'en est guère différenciée avant le xviiie siècle, où la musique religieuse, cultivée depuis l'évangélisation du pays, prend enfin sa personnalité. On a retenu deux noms parmi les pionniers de ce renouveau, José Guzman et Francisco Aragón. Il faudra cependant attendre la fin du xixe siècle pour qu'un véritable mouvement national se dessine, grâce à Lorenzo Morales, qui unit à un bon métier musical une connaissance déjà approfondie du folklore. La première génération de compositeurs subira son influence dans un compromis entre les références aux traditions autochtones et une syntaxe se réclamant des grands exemples européens, notamment l'école française. Deux familles y tiennent alors une place importante, les Castillo (Jesus et Ricardo) et les Paniagua (Miguel Angel, Lucas et Raul). Ils s'inspireront soit de légendes locales pour leurs opéras et pièces symphoniques (Quiché Vinak de Jesus Castillo, 1919-1924), soit d'éléments musicaux hérités des Mayas et récemment révélés par les folkloristes. Jesus Castillo (1877-1946) a lui-même consacré une partie de son activité à des recherches ethnomusicologiques relatives au folklore mayaquiché. Plus près de nous, deux compositeurs guatémaltèques, formés à l'étranger, ont acquis une certaine notoriété hors de leur pays : Salvador Ley (1907), pianiste, compositeur et directeur du conservatoire du Guatemala, et Enrique Solares (1910), diplomate et compositeur. C'est à l'impulsion que Salvador Ley a apportée à l'activité musicale de la capitale que le Guatemala doit aujourd'hui la place qu'il occupe dans la vie culturelle de l'Amérique centrale.