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Alberto Evaristo Ginastera

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur et pédagogue argentin (Buenos Aires 1916 – Genève 1983).

Les références au folklore argentin ont longtemps été sa principale préoccupation, d'abord dans une écriture inspirée du franckisme (les ballets Estancias et Panambi), puis dans un style de tonalité élargie (Sonate pour piano, Variations concertantes). Il s'en est ensuite évadé, au moins en ce qui concerne l'écriture, allant désormais de la technique sérielle (à partir du deuxième quatuor, 1958) au total chromatique et à l'écriture « spatiale » où des clusters se superposent aux structures de base, pour évoquer un monde fantastique et hallucinant où la réalité est recréée par l'imagination (la Cantata para América mágica, 1960 ; les opéras Don Rodrigo [1964], Bomarzo [1967], et Beatrix Cenci [1971] ; les concertos pour piano et violoncelle, etc.). Professeur au conservatoire de Buenos Aires, il est, depuis des années, le principal animateur de la vie musicale en Argentine et a formé une génération de compositeurs largement informée des techniques compositionnelles d'aujourd'hui. Parmi ses dernières œuvres, un troisième quatuor à cordes (1973), la cantate dramatique Milena (1973), l'opéra Barabbas (1976-77) d'après Ghelderode, une sonate pour violoncelle et piano (1979), Jubilum pour orchestre (pour le quatrième centenaire de Buenos Aires, 1980), un deuxième concerto pour violoncelle (Vienne, 1981), une Symphonie no 2 (Saint-Louis, 1983).