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François Auguste, baron Gevaert

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur et musicologue belge (Huise 1828 – Bruxelles 1908).

Fils de boulanger, élevé dans un millieu paysan, il montra des dispositions musicales précoces. En 1841, son père l'envoya à Gand étudier auprès du compositeur Jan Mengal, qui dirigeait alors le conservatoire. Prix de Rome en 1847, Gevaert fit représenter son premier ouvrage lyrique, Hugues de Zomerghem, sans grand succès, et partit pour l'Italie en 1849. Il visita aussi l'Espagne où il composa une Fantaisie sur des motifs espagnols, et l'Allemagne, avant de s'installer à Paris en 1853. Il y vécut jusqu'en 1870, composant une dizaine d'opéras, dont Quentin Durward (1858) fut le mieux réussi, une cantate, Jacob Van Artevelde, des chœurs, un Te Deum, un Quatuor à vents et des récitatifs pour le Fidelio de Beethoven, lors de sa représentation à Paris en 1860. Mais il s'occupait déjà de pédagogie et publia en 1863 un Traité général d'instrumentation. En 1867-1870, il fut directeur de la musique à l'Opéra de Paris, faisant représenter notamment Hamlet d'Ambroise Thomas, le ballet Coppélia de Delibes, et favorisant l'entrée au répertoire du Faust de Gounod en 1869. L'Opéra ayant fermé ses portes lors du siège de Paris, Gevaert retourna en Belgique. En 1872, il fut nommé directeur du conservatoire de Bruxelles, succédant à Fétis. Abandonnant alors presque totalement la composition, il se consacra à l'enseignement et à la musicologie. L'année de sa mort, il écrivit cependant l'hymne national du Congo, Vers l'avenir, sur commande du roi Léopold II. Mais il fut surtout l'auteur du Nouveau Traité d'instrumentation (1885), du Cours méthodique d'orchestration (1890), et du Traité d'harmonie théorique et pratique (1905-1907). Polyglotte, s'étant intéressé aux langues orientales et à la musique antique, il publia également trois ouvrages musicologiques d'une haute érudition : Histoire et Théorie de la musique de l'Antiquité (Gand, 1875-1881), la Mélopée antique dans le chant de l'Église latine (Gand, 1895-1896), et les Problèmes musicaux d'Aristote en collaboration avec Vollgraff (Gand, 1903). Ces ouvrages s'ajoutent à l'excellente Méthode de plain-chant qu'il avait publiée à Paris en 1856. Il était membre de l'Académie de Belgique, et reçut en 1907 le titre de baron.