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Gaultier ou Gautier

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Famille de luthistes.

Ennemond, dit Gaultier le Vieux, ou Gaultier de Lyon (Villette, Dauphiné, 1575 – Nèves 1651). Il fut musicien à la Musique royale et valet de chambre de Marie de Médicis, il connut une immense notoriété de son vivant, tant comme virtuose et compositeur que comme pédagogue. En effet, avec son cousin Denis Gaultier, il fut à l'origine d'une brillante école de luthistes, qui compte à peu près tous les virtuoses de la génération suivante (Mouton, Du Faut). Comme compositeur, il a laissé de nombreuses pièces dispersées dans des collections diverses et publiées après sa mort. Plusieurs d'entre elles connurent un succès durable, tels le Tombeau de Mezangeau ou le Testament du Vieux Gaultier.

Denis, dit Gaultier le Jeune, ou Gaultier de Paris, cousin du précédent (Paris v. 1603 – id. 1672). Il fut l'élève de Charles Racquet, organiste à Notre-Dame de Paris. Il enseigna le luth à Ninon de Lenclos et nous a laissé de nombreuses pièces pour le luth, publiées notamment dans les recueils : Rhétorique des dieux (1652) et Pièces de luth sur trois différents modes nouveaux (v. 1670), qui témoignent d'une recherche de tonalités nouvelles et d'ornementations de plus en plus riches, impliquant une extension de la technique qui a fait date dans l'histoire de l'instrument. Ces pièces consistent surtout en danses (allemande, courante, sarabande, parfois une gigue) groupées en suites. Gaultier leur donne des titres évocateurs et cette tradition va se perpétuer chez les clavecinistes français, d'abord avec Champion de Chambonnières.

Pierre, dit Gaultier d'Orléans, ou de Rome (xviie s.). Moins célèbre que les deux premiers, auxquels il n'était sans doute pas apparenté, il naquit à Orléans et publia, en 1638 à Rome, un livre de luth intitulé les Œuvres de Pierre Gaultier l'Orléanois.

Jacques, dit Gaultier d'Angleterre (xviie s.). Il n'était probablement pas apparenté aux précédents. Il dut s'expatrier vers 1617 après avoir tué un gentilhomme et se réfugia à Londres ; Buckingham le fit entrer à la Musique royale où il resta jusqu'en 1647. Bien que jouissant d'une certaine réputation parmi le public londonien de l'époque, on ne sait où ni quand il mourut (sans doute avant 1660).