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Duni

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Famille de musiciens italiens.

Antonio (Matera, Pouilles, v. 1700 – Schwerin, Allemagne du Nord, apr. 1768). Il contribua à introduire la culture italienne en Espagne et, surtout, en Europe du Nord et de l'Est, notamment à Schwerin, où il fit représenter en 1756 un intermède, L'Amor mascherato, et à Moscou, où, l'année suivante, il enseigna le chant. Il composa une œuvre variée comprenant des cantates (Londres, 1735), des motets et des symphonies.

Egidio Romualdo (Matera 1709-Paris 1775). Élève de Durante à Naples, il se fit connaître, comme son frère, hors de son pays : à Londres en 1737, à Leyde en 1738 et surtout à Paris où il se fixa en 1757. Son séjour à la cour de Parme, où régnait le gendre de Louis XV, l'avait accoutumé à la culture française et il sut très vite s'adapter au goût de son nouveau pays. Respectueux de la prosodie, il fut très apprécié des Parisiens, ce qui lui valut d'être nommé, en 1761, directeur de la Comédie-Italienne. Après avoir écrit en Italie une douzaine d'opéras traditionnels, il se consacra désormais à l'opéra-comique, collaborant avec les librettistes les plus célèbres, Anseaume, Vadé et Favart. Ses ouvrages les plus connus sont le Peintre amoureux de son modèle (1757), la Fille mal gardée (1758), Nina et Lindor (1758), les Deux Chasseurs et la Laitière (1763), l'École de la jeunesse (1765), la Fée Urgèle (1765) et les Moissonneurs (1768). Sa musique, mieux écrite pour la voix que pour l'orchestre, témoigne de l'influence de Philidor, notamment lorsqu'elle peint les sentiments tendres et pathétiques.