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Gustave Doret

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur et chef d'orchestre suisse (Aigle, canton de Vaud, 1866 – Lausanne 1943).

Ayant fait ses premières études musicales auprès du violoniste Joachim, il fut ensuite, à Paris, l'élève de Marsick pour le violon, de Théodore Dubois et de Massenet pour la composition. En 1893, il devint chef d'orchestre aux concerts d'Harcourt, où il dirigea, entre autres, des programmes historiques consacrés aux polyphonistes de la Renaissance, et à la Société nationale. Dès ses premières compositions (Voix de la patrie, cantate, 1891) se révéla sa passion pour l'art et le folklore helvétiques. Il écrivit, par la suite, de nombreuses musiques de scène pour les pièces de René Morax, que l'on représentait au théâtre de verdure du Jorat, à Mézières, où, dans une atmosphère populaire, s'épanouissait l'âme de la Suisse romande. Préoccupé par le rôle social de la musique, il s'intéressa à l'art choral. Ce sont les caractères et les aspirations de la terre romande qu'il évoque dans presque toutes ses œuvres : ses chœurs, sa Cantate du centenaire, ses mélodies qui s'appuient sur le folklore, ses pages symphoniques très descriptives comme le triptyque Gaudria et ses ouvrages lyriques comme les Armaillis (1906) ou la Tisseuse d'orties (1926). Gustave Doret a également laissé divers écrits sur la musique, dont Temps et Contretemps (Fribourg, 1942).