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Guillaume Costeley

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur français (Pont-Audemer [ ?] v. 1531 – Évreux 1606).

Organiste et valet de chambre du roi Charles IX à partir de 1560, puis d'Henri III, il fit partie du cercle humaniste de la comtesse de Retz et se lia d'amitié avec J. A. de Baïf et R. Belleau. Il appartint donc au mouvement qui allait aboutir à la création de l'Académie de musique et de poésie en 1570 et s'attacher plus spécialement à faire revivre l'éthos de la musique et ses effets. Retiré dès 1570 à Évreux, Costeley y fonda en 1575 un puy, ou concours de composition, mais ses liens avec la Cour se maintinrent puisque, en 1599, il était encore qualifié de « conseiller du roi ». Curieusement, on ne possède de cet organiste qu'une fantaisie pour clavier (« Sus orgue ou espinette »). Le recueil Musique, qu'il publia chez Le Roy et Ballard en 1570 ­ contenant 103 chansons destinées surtout à mettre en valeur la rare étendue des chanteurs du roi ­, témoigne de l'élégance et du charme de son style pour ne citer que la plus célèbre d'entre elles, Mignonne, allons voir si la rose (Ronsard). Costeley affectionna l'écriture verticale comme en témoigne l'alternance d'homophonie et de polyphonie dans Mignonne ou Allez mes premiers amours, premier pas vers la conquête du sentiment harmonique ­ admirablement démontré dans Mignonne avec l'entrée tardive de la basse sur « Las ! Voyez comme en peu d'espace » ­ et, qui, dans le cas, souligne le sens du texte et la progression de la pensée. Il tenta aussi, avec Seigneur Dieu ta pitié, une incursion dans le domaine de la musique non diatonique (il préconisa les tiers de tons non seulement pour les voix, mais aussi pour les instruments) et annonça déjà l'air de cour par une vingtaine de chansons strophiques « en forme d'air », genre qui se répandit dans la seconde moitié du xvie siècle (P. Bonnet, J. Planson), sous l'influence des nouvelles formes poétiques.