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Michel Corrette

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Organiste, compositeur et pédagogue français (Rouen 1709 – Paris 1795).

Fils de Gaspard Corrette, qui publia en 1703 une messe pour orgue, il reçut de son père une formation d'organiste qui lui permit d'occuper plusieurs tribunes à Paris : en 1726, celle de Sainte-Marie-en-la-Cité ; en 1737, celle du grand prieur de France ; en 1750, celle des jésuites de la rue Saint-Antoine ; en 1759, celle du prince de Condé ; et, en 1780, celle du duc d'Angoulême. Ces postes allaient le conduire à écrire deux livres d'orgue (1737, 1750) et de nombreuses pièces, qui tantôt s'inscrivent dans la tradition, avec des préludes ornementés ou des versets fugués, tantôt témoignent du goût de l'époque, avec les concertos de symphonie ou les musettes.

Corrette se tourna également vers la musique profane et composa, à partir de 1733, des vaudevilles pour les spectacles des foires de Saint-Laurent et Saint-Germain. Il s'intéressa aussi à des instruments divers, en leur consacrant des ouvrages pédagogiques, publiés entre 1738 et 1784, et en recherchant dans ses œuvres de nouvelles combinaisons de timbres : il mêla aux cordes, dans ses concertos comiques ­ qui comptent parmi les premiers concertos écrits pour instruments à vent ­ des flûtes, des hautbois, des musettes ou des vielles. Il manifesta un même souci de variété dans ses sources d'inspiration : il ne se contenta pas, comme beaucoup de ses contemporains, de puiser dans des modèles italiens, mais il sut aussi faire appel à des thèmes choisis dans des chansons populaires ou dans des noëls.