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Peter Cornelius

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur et poète allemand (Mayence 1824 – id. 1874).

Violoniste dans un orchestre de théâtre, acteur, il étudia la composition avec Siegfried Wilhelm Dehn à Berlin de 1844 à 1846. En 1852, il se rendit à Weimar où il se lia d'amitié avec Liszt. Il écrivit dans la Neue Zeitschrift für Musik, traduisit des conférences données en français par Liszt et s'adonna à la composition. Il vécut à Vienne de 1859 à 1864. Devenu l'ami intime de Richard Wagner, il suivit ce dernier à Munich en 1865, sur l'invitation du roi Louis II, et y enseigna l'harmonie à la Königliche Musikschule (École royale de musique), dirigée par Hans von Bülow. Attiré à la fois par la littérature et par la musique, il publia en 1861 un volume de poèmes, Lyrische Poesien, et, sensible à l'exemple de Wagner, il écrivit les livrets de ses propres opéras ainsi que des textes pour certains de ses lieder. Créé sous la direction de Liszt au théâtre de Weimar en décembre 1858 et accueilli par des sifflets, ce qui amena Liszt à remettre sa démission au grand-duc, le gracieux opéra-comique le Barbier de Bagdad a gagné plus tard une juste popularité en Allemagne et demeure l'œuvre la plus connue de Cornelius. L'influence de Wagner se révèle dans les opéras le Cid, représenté à Weimar en 1865, et Gunlöd, resté inachevé. La fine personnalité de Cornelius apparaît mieux dans ses lieder, qui, ainsi que ses duos et trios vocaux, empruntent leur texte ­ quand le compositeur n'en était pas lui-même l'auteur ­ à Heine, Hölderlin, Eichendorff, Chamisso, Uhland, Cervantes, Shakespeare, etc. Ce sont des œuvres à la prosodie raffinée, à l'écriture pianistique vive, frémissante, aux harmonies originales.

Cornelius a également écrit un requiem (1863), et des chœurs sur des textes de Goethe, Luther, Schiller, Horace, Thomas Moore, ainsi que sur des textes liturgiques.