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John Cooper, dit Giovanni Coprario Coperario

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur anglais ( ? v. 1575 – Londres 1626).

On ne connaît rien des premières années de sa vie, mais il fut sans doute confié à un musicien professionnel au service d'une famille aisée selon les habitudes de l'époque. En raison de la présence, en Angleterre, de familles comme les Ferrabosco, il comprit les avantages qu'il pouvait tirer à donner une consonance italienne à son nom, ce qu'il fit pendant un séjour en Italie (v. 1604). En 1606, il publia à Londres un recueil de chansons au luth, Funeral Teares for the Death of the… Right Honorable the Earle of Devonshire, et, en 1613, sept chansons au luth sur des poèmes de Thomas Campion : Songs of Mourning, déplorant la mort du prince Henry. La même année, il fit un voyage à Heidelberg pour accompagner Elizabeth, fille de Jacques Ier, qui venait d'épouser l'Électeur palatin, le prince Frédéric. De retour à Londres, il composa trois airs pour le Earl of Somerset's Masque, représenté le 26 décembre 1613. Deux antiennes, The Teares or Lamentacions of a Sorrowful Soule, parurent chez W. Stansby (1614). Lors d'un séjour dans le Wiltshire, au service d'Edward, comte de Hertford, il donna des leçons à un élève particulièrement doué, William Lawes. Il n'obtint un poste officiel à la Cour qu'au moment de l'accession de Charles Ier au trône (1625). Celui-ci le nomma compositeur ordinaire et musicien pour les luths et les voix. À la mort du musicien, ce même poste revint à Alfonso Ferrabosco.

Mises à part les œuvres vocales citées, auxquelles s'ajoutent 21 villanelle italiennes, des madrigaux italiens et quelques airs, l'abondante production de Giovanni Coperario est presque exclusivement consacrée aux instruments, essentiellement aux instruments à archet. Il a écrit des fantasia-suites (fantasia-almain-galliard), dont 16 pour un violon et 8 pour deux violons, basse de viole et orgue. Mais la fantasia pour un ensemble de violes occupe une place prépondérante dans son œuvre (8 pour deux violes, 10 pour trois violes, 7 pour quatre violes, 49 pour cinq violes, 8 pour 6 violes). Ces pièces révèlent leur dette envers l'Italie, mais leur style d'écriture s'éloigne distinctement des modèles vocaux (madrigal, canzona alla francese) et devient plus instrumental. Les tessitures s'agrandissent en même temps que se développe un intérêt rythmique et harmonique très personnel ; leur structure est fondée sur le contrepoint imitatif et sur une grande liberté formelle. Coprario a également signé quelques pièces isolées pour la lyra-viol (seule ou « en consort ») ainsi qu'un traité, Rules How to Compose, conservé en manuscrit.