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Louis, dit Loyset Compère

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur français ( ? v. 1450 – Saint-Quentin 1518).

Formé à la cathédrale de Saint-Quentin, il parfit son éducation musicale au contact de l'Italie en entrant comme chantre au service du duc Sforza de Milan (1474). Il y côtoya Josquin Des Prés, Agricola, Gaspard Van Weerbeke. Il fut chantre ordinaire du roi de France, Charles VIII, en 1486, puis on le trouve à Cambrai en 1498, à Douai en 1500, et enfin à Saint-Quentin où il fut chanoine.

Loyset Compère a laissé quelques témoignages de ses compositions religieuses. Ce ne fut pas un hasard s'il cita, dans son motet Omnium bonorum plena, Dufay comme son premier maître, puis Busnois, Tinctoris, Ockeghem, Josquin… Il avait, en effet, été formé dans l'esprit de l'école bourguignonne : ses deux messes (l'Homme armé et Allez regrets sur une chanson de Hayne Van Ghizeghem) et bien des motets s'y rattachent. D'autres pages portent la marque de son séjour en Italie ; ses préoccupations s'apparentent à celles de Weerbeke, mais son discours est souvent morcelé car le compositeur développe peu ses idées. Pour cette raison, peut-être, Compère fut avant tout un compositeur de chansons. Grâce à ces dernières, il compta parmi les musiciens les plus importants des années 1500 et figura en bonne place dans les premiers recueils d'O. Petrucci à Venise. Il reprit parfois l'écriture à 3 voix de la chanson bourguignonne sur des formes fixes et la chanson de style motet sur des teneurs liturgiques (Male bouche, le corps). Déjà s'y manifeste son goût pour les imitations et la progression des voix par deux (superius et ténor dans Venez regrets et Royne du ciel) ou le canon (Un franc archer). Il y a chez lui une simplicité générale du propos. Ses chansons à 4 voix, équilibre nouveau de l'époque de Josquin, font fréquemment usage d'une technique parlando (Je suis amie du fourrier, l'Autre Jour) ou de la répétition, par exemple, dans Et dont revenez-vous où 10 syllabes sont sur le même degré la. Compère ne dédaigna pas la satire (Nous sommes tous de l'ordre de saint Babouin) ni même la grivoiserie (Une plaisante fillette) et la plupart de ses pages débordent de gaieté, d'humour.