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Chrétien de Troyes

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Trouvère du xiie siècle, d'origine champenoise.

Il résida longtemps à la cour de Champagne, puis eut pour protecteur Philippe d'Alsace, comte de Flandre. Avec ce poète-musicien s'instaura un véritable renouveau poétique ; Chrétien de Troyes fut en effet le premier à faire passer le lyrisme provençal dans la langue d'oïl, ceci sur les conseils d'une autre protectrice, Marie de Champagne, fille de Louis VII et d'Aliénor d'Aquitaine. Si deux de ses chansons seulement nous sont parvenues (Amors tançon et bataille ; D'amors qui m'a tolu a moi), il a laissé cinq « romans » écrits en octosyllabes : Erec et Enide (v. 1170), Cligès (v. 1176), le Chevalier au lion ou Yvain, le Chevalier de la charrette ou Lancelot, ces deux derniers ouvrages écrits entre 1177 et 1181. Tous deux s'inspirent des légendes celtiques du roi Arthur. Enfin, et surtout, il écrivit un autre « roman », empreint d'un grand mysticisme, le Conte du Graal ou Perceval, commandé par Ph. d'Alsace en 1180 et resté inachevé. Ce conte devait être traduit et chanté par le minnesinger Wolfram von Eschenbach, comme le fit Gottfried de Strasbourg pour Tristan. C'est de cette version allemande du Graal que Wagner allait s'inspirer, au xixe siècle, pour composer son dernier drame lyrique, Parsifal (Bühnenweihfestspiel).

Le style de Chrétien de Troyes est à la fois novateur et fort élégant.