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Cavaillé-Coll

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Famille d'organiers français, dont le nom de Cavaillé devint, après un mariage, Cavaillé-Coll.

Joseph Cavaillé, religieux (v. 1700 – v. 1767). Il apprit la facture d'orgues avec le frère Isnard.

Jean-Pierre Cavaillé, neveu du précédent (1743-1809). Il travailla avec son oncle et lui succéda en Catalogne, en Languedoc et en Roussillon. On lui doit notamment l'instrument de Saint-Guilhem-le-Désert.

Dominique-Hyacinthe Cavaillé-Coll, fils du précédent (1771-1862). Il fut l'élève de son père. Il s'installa à Montpellier avant de s'associer avec son propre fils à Paris, en 1834.

Aristide Cavaillé-Coll, fils du précédent (1811-1899). Il est le plus illustre représentant de la famille. Formé par son père, il remporta très jeune le concours pour la construction de l'orgue de la basilique de Saint-Denis, qu'il édifia avec l'aide de son père. Dès lors installé à Paris, il construisit, pendant soixante ans, tous les grands intruments français de l'époque : Trocadéro, Madeleine, Sainte-Clotilde, Saint-Sulpice (1863), Notre-Dame, à Paris, Saint-Ouen à Rouen, Saint-Sernin à Toulouse. Ayant fait l'objet de restaurations ou d'agrandissements, ses instruments ne sont généralement plus aujourd'hui dans leur état d'origine. À la mécanique de l'orgue, Cavaillé-Coll a apporté de nombreuses innovations : emploi de la machine Barker, généralisation du pédalier à l'allemande, augmentation des combinaisons par tirasses, extension des claviers à 56 notes, amélioration importante de la soufflerie. Sur le plan sonore, il développe le clavier de récit avec boîte expressive, oppose les caractères des claviers, qu'il souhaite au minimum de trois, introduit des sonorités nouvelles (flûtes harmoniques et octaviantes) et modifie l'équilibre général de l'instrument, traité de façon plus grave et compacte, plus puissante aussi, et s'inspirant des couleurs de l'orchestre symphonique. Aristide Cavaillé-Coll a également présenté plusieurs mémoires d'acoustique à l'Académie des sciences.