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John Bull

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Compositeur anglais (1562 ? – Anvers 1628).

D'abord enfant de chœur et élève de Blitheman à la chapelle royale de la reine Élisabeth, il fut nommé organiste à la cathédrale de Hereford en 1582. Il obtint le doctorat des universités d'Oxford et de Cambridge et devint le premier professeur de musique du Gresham College à Londres en 1596 sur la recommandation de la reine. Sa santé l'obligea à quitter l'Angleterre en 1601 et il voyagea sur le continent, en France et en Allemagne. La mort d'Élisabeth (1603) n'entama ni sa position sociale ni sa réputation. Honoré et distingué également par Jacques Ier, il conserva son rôle de musicien officiel. Il se maria en 1607, entra au service du prince Henry (1611) et, avec Byrd et Gibbons, publia le premier recueil anglais de pièces pour le virginal (Parthenia, 1611). En 1613, il composa un anthem pour le mariage de l'électeur palatin avec la princesse Élisabeth. Peu après, sans doute pour des raisons en partie religieuses, il s'enfuit et obtint l'un des postes d'organiste de la chapelle royale à Bruxelles. Il se rendit ensuite à Anvers (1617), où il fut organiste de la cathédrale jusqu'à sa mort. L'œuvre pour clavier de John Bull illustre parfaitement le génie de l'école des virginalistes anglais. L'écriture fait preuve d'un grand esprit d'invention, d'un sens remarquable des possibilités des instruments à clavier de l'époque et témoigne de la virtuosité de l'instrumentiste. Un certain nombre de ces pièces, dont un monument, les Walsingham Variations, figurent dans le Fitzwilliam Virginal Book. Avec Sweelinck, qu'il connaissait, Bull fut l'un des premiers musiciens à écrire de la vraie musique de clavier. Autour du cadre du portrait du musicien, un couplet pouvant se traduire ainsi : « Le taureau règne par la force dans les champs, mais Bull (= taureau) attire la bienveillance par son habileté. »